En 1956, Ruth GINSBURG (Felicity JONES) veut devenir avocate, tout comme son mari Marty (Armie HAMMER). Mais dans une société où la femme n’a pas sa place auprès de la communauté masculine, Ruth va s’engager dans une lutte. Une lutte qui redéfinira la société.

Aujourd’hui, nous vous proposons de revivre le long combat engagé de Ruth GINSBURG, afin de placer la femme à un niveau d’équité auprès de l’homme. Des combats encore menés aujourd’hui, gagnés mais aussi perdus. Un film d’actualité, qui insuffle de belles valeurs et en a sous le pied.

Felicity JONES

En ce début d’année 2019, Mimi LADER nous ramène dans le passé pour prendre place à un combat historique, un combat mené d’arrache-pied durant des années par Ruth GINSBURG, aujourd’hui mondialement connue. Pour ce faire, la réalisatrice s’entoure d’un duo d’acteurs convaincants, Felicity JONES et Armie HAMMER. Leur alchimie à l’écran renforce cette souffrance et cette lutte endurées par Ruth tout au long du film. Car une communauté masculine qui ne tient pas à être changée apporte son lot d’injustices, de mensonges et de coups bas. Un propos qui est malheureusement toujours d’actualité, où les inégalités rongent les sociétés et créent toujours de nouveaux conflits. Mimi LADER décide donc de raconter la vie de cette femme d’exception qui, par un combat qu’elle a mené toute sa vie et qu’elle continue de mener encore aujourd’hui, a contribué à redéfinir la place de la femme au sein de la communauté.

Armie HAMMER et Felicity JONES

Seulement, comme beaucoup de biopics, la réalisation se retrouve vite dépassée par le propos qu’elle dégage. On retiendra d’Une Femme d’Exception une première partie extrêmement classique et contenue, où les événements s’enchaînent sans véritable motivation et sans aucune émotion véritable. Ce n’est que dans sa seconde partie que le film dévoile son réel potentiel, celui d’un appel à combattre d’une femme qui ne veut plus perdre. Felicity JONES dévoile enfin son jeu et abat ses cartes dans une deuxième moitié de film bouleversante et émotionnelle. Le combat prend des airs de jugement, de plans, de préparations et de querelles administratives, où l’espoir subsiste malgré les échecs. Car autour de Felicity JONES, on retrouve Armie HAMMER mais aussi Justin THEROUX en journaliste un peu véreux sur les bords, et surtout trouillard comme pas deux.

Felicity JONES

Mais pourtant, ensemble, cette équipe va s’insuffler suffisamment de courage pour relever le film et en faire un long-métrage engagé et politique. Mimi LADER ne se contente plus de raconter la vie de Ruth GINSBURG, elle la magnifie jusqu’à en faire un symbole de liberté. La fin, poignante de contraste par rapport aux plans d’ouverture, clôt ce film de la plus belle des manières, et ce malgré l’incessante présence de textes finaux qui semblent être dans chaque cahier des charges propre à un biopic. Un bien beau film, qui ouvre l’année sous les meilleurs hospices.

P

Les Points Positifs

  • Les acteurs
  • L’intrigue
  • Le propos, toujours d’actualité
O

Les Points Négatifs

  • La première partie, bien trop convenue
  • Des clichés inhérents au genre du biopic