Frank CASTLE (Jon BERNTHAL) est toujours sur le chemin de la vengeance et du sang suite au meurtre de sa famille. Mafieux, criminels, petites frappes… Personne n’échappe au châtiment du Punisher. Mais lorsque le F.B.I. et une organisation criminelle inconnue se mettent sur la trajectoire de Frank, ce-dernier pourrait bien mener un combat à la vie, à la mort.

Délaissant les aspects mystiques posés dans la seconde saison de Daredevil, puis développés dans Iron Fist et The Defenders, Netflix décide de revenir à quelque chose de plus fondamental, de plus vibrant, en nous faisant revenir un Frank CASTLE des plus énervés, plus que jamais en quête de vengeance. Une série Marvel à ne pas mettre sous tous les yeux, mais qui vaut amplement le détour.

Franck Castle aka Le Punisher

Introduit dans la deuxième saison de Daredevil, Frank CASTLE, a.k.a. le Punisher, avait fait forte impression sur les spectateurs. Imposant, brutal, brut… L’annonce d’une série solo pour ce personnage était une manœuvre des plus normales suite au succès de son introduction aux côtés du Démon de Hell’s Kitchen. Pour un personnage tel que le Punisher, il était normal d’avoir une série interdite aux moins de seize ans, puisque les principales caractéristiques de cet antihéros sont bel et bien sa soif de sang et sa violence exacerbée. Revenant sur certains événements propres aux États-Unis (armes, actes de terrorisme…), The Punisher se veut comme un reflet cynique du monde actuel. Mêlant à ça plusieurs intrigues militaires, urbaines voire mafieuses, la série offre du sombre. Du très très sombre.

Comme dit précédemment, The Punisher n’est pas destiné à tous. Série Netflix de super-héros, certes, mais surtout une série plongeant au cœur de polémiques actuelles que certains pourraient voir d’un mauvais œil. À travers l’histoire, on nous propulse dans cette Amérique où la question de l’arme à feu est sans cesse réactualisée, où les vétérans de la guerre sont plongés dans leur folie, où la pauvreté règne, où les politiques font tout pour échapper aux projecteurs… Frank CASTLE est au milieu de cet univers, avec ses motivations, ses enjeux et ses torts. Se situant quelques temps après la seconde saison de Daredevil, Frank nous revient plus en forme que jamais.

Karen Page et Franck Castle

Dans cette série, chaque personnage est traité avec un soin particulier, et personne n’est mis sur le banc de touche. On prend plaisir à suivre chaque aspect de l’histoire, chaque intrigue secondaire prend sa place dans le schéma final. Nouveaux personnages et anciens (on retrouve Karen PAGE, dans un rôle toujours plus important) se fondent dans cette intrigue. C’est un réel plaisir, et les treize épisodes passent en un clin d’œil. Jon BERNTHAL habite le personnage de Frank CASTLE, portant la série à lui seul. Ce héros a la gueule charismatique est charismatique à souhait (gros défaut de la série Iron Fist), et évince presque chaque personnage. Ce n’est pas pour autant que le reste des protagonistes n’est pas intéressant à regarder, puisque que chaque développement est écrit avec précision. Aucun rôle ne sonne faux, et toute la série se tient de son introduction à son dénouement, sans jamais s’essouffler en chemin (point faible des séries Netflix / Marvel depuis Luke Cage).

Le punisher n'est jamais loin

The Punisher mérite son titre de série d’action, avec des personnages violents à souhait et des combats chorégraphiés à la perfection, donnant cet aspect de réalisme, teinté d’une certaine noirceur, d’une certaine crasse. Pour autant, la série ne sombre jamais dans la violence gratuite. L’utilisation de cette-dite violence est d’ailleurs au cœur de l’intrigue, avec notamment de beaux discours sur l’évolution de l’Homme et sa prédisposition à ruiner ce qui l’entoure. Frank CASTLE n’est pas un exemple à suivre, c’est un homme violent et qui assume sa part d’ombre. Il veut travailler seul, porter son fardeau.

Tel un héros des temps anciens, le Punisher est l’être le plus violent de New York, et pourtant il reste le plus humain. Voilà tout le paradoxe du personnage. Effectuant un voyage initiatique des plus sanglants et des plus dramatiques, Frank donne à voir au spectateur, et surtout donne à réfléchir. Loin des clichés du genre, The Punisher questionne la guerre, questionne la société, la consommation, l’injustice, la violence… Chaque émotion ou enjeu est capté avec justesse, ce qui rend le tout crédible et mature. Dotée d’une photographie sublime, la série est excellente du début à la fin, sans jamais imposer de temps mort.

P

Les points positifs

  • Mise en scène maitrisée
  • Personnages parfaits et crédibles
  • Questionnement juste et intéressant
O

Les points négatifs

  • Certaines scènes de violence peuvent choquer
  • L’attente pour la suite