La Terre est à nouveau un champ de bataille. Une nouvelle forme de Predator arrive sur la planète, génétiquement modifiée et plus puissante que ses compères. Une équipe de soldats ratés, un enfant et une scientifique vont tout faire pour inverser les rôles, et devenir les prédateurs.

À l’instar de la saga Alien, Predator a su faire son chemin avec en tout et pour tout quatre opus. Arnold SCHWARZENEGGER, Danny GLOVER, Adrian BRODY… La saga s’est entourée de nombreuses idoles, allant même faire un petit détour pour combattre les Xénomorphes dans deux opus à la qualité… discutable. En cette année 2018, le Predator est de retour sous la direction de Shane BLACK (à qui l’on doit récemment Iron Man 3 et l’excellent The Nice Guys), dans une histoire faisant suite à Predator de John MCTIERNAN et Predator 2 de Stephen HOPKINS.

Le Predator

Disons-le de prime abord, The Predator n’est pas un bon film. Premièrement, ce n’est pas un bon long-métrage. Ayant eu des problèmes de production assez chargés et pesants (venant donc s’ajouter à des Justice League, Le Bonhomme de Neige et autres Venom), le résultat final est coupé de toute part, illisible et brouillon au possible. On se retrouve avec un nombre d’incohérences exubérant, des personnages ridicules et caricaturaux, un humour au ras des pâquerettes, des situations cocasses et décalées, des effets spéciaux baveux…

Boyd Holbrook
Olivia Munn

Bref, une longue liste de défauts qui font de cette nouvelle partie de chasse un désastre complet. La réalisation de Shane BLACK peine à faire revivre la patte pourtant si singulière propre au réalisateur, préférant la facilité d’un blockbuster lambda et fragile. Aucun personnage ne sortira du lot, tant leurs péripéties se teintent d’humour vulgaire et sexiste. Quant à la stupidité de leurs actions, nous sommes ici au bord d’un film nanardesque au possible.

Mais là où The Predator fait encore pire que de livrer un mauvais film, c’est qu’il s’efforce de ruiner l’image de la trilogie originelle. En la présence de la nouvelle forme de Predator, l’histoire massacre allégrement toute la mythologie que l’on connaissait jusqu’ici. Fini les gadgets destinés à la chasse, l’intelligence des Predators et l’aspect traque et survie. Tout ici n’est prétexte qu’à l’humour et les facilités scénaristiques. Un énorme gâchis, qui marque d’une pierre noire la saga Predator.

P

Les points positifs

  • Le générique de fin
O

Les points négatifs

  • Absolument tout le reste