Avant de rencontrer Luke SKYWALKER et Obi-Wan KENOBI, Han SOLO (Alden EHRENREICH) a vécu de nombreuses aventures. Sortant d’une planète minable, il rêve de devenir le meilleur pilote de l’univers. Pour retrouver son âme sœur, Qi’ra (Emilia CLARKE), il va braver les dangers de la galaxie et devenir un héros, un vaurien, un hors-la-loi… Une légende.

Dans la galaxie Star Wars, nous délaissons les aventures de Rey et Cie pour avoir droit au second spin-off après Rogue One – A Star Wars Story de Gareth EDWARDS, sorti en 2016. Pourtant, alors que depuis 2015 nous sommes habitués à revoir un film en décembre, Solo – A Star Wars Story sort en mai, soit seulement cinq mois après Star Wars – Épisode VIII – Les Derniers Jedi de Rian JOHNSON. Une certaine overdose qui pourrait peut-être perdre le public, surtout quand on voit les déboires qu’a vécu ce film. Après avoir perdu ses réalisateurs de base (Phil LORD et Chris MILLER, à qui l’on doit 21 Jump Street et sa suite ou encore La Grande Aventure LEGO), Solo – A Star Wars Story a été rattrapé in extremis par Ron HOWARD (Da Vinci’s Code, Rush, Au Cœur de l’Océan…) pour arriver sur nos écrans. Mais le transfert n’a pas été sans conséquences…

Le Faucon Millenium

Est-ce que trop de Star Wars peut détruire Star Wars ? Est-ce que le rachat de LucasFilms par Disney a enterré la saga de George LUCAS ? L’argent est-il roi à Hollywood et dans la galaxie de l’Empereur ? De nombreuses questions qui reviennent depuis le retour de la saga phare sur nos écrans en 2015 avec Star Wars – Épisode VII – Le Réveil de la Force de J. J. ABRAMS et l’annonce de sortir un film par an sur au moins six ans. Il est vrai qu’à l’image du film de super-héros, on voit beaucoup plus de Star Wars qu’avant. Ici, ce n’est pas un mal.

Pour le moment, aucun film ne nous a déçu, nous avons toujours ces étoiles dans les yeux pendant le film, et même après. Mais cela, c’était jusqu’à l’annonce de ce Solo – A Star Wars Story… Faire un film sur Han SOLO relève déjà de l’interrogation. Mais surtout, faire du SOLO sans Harrison FORD ressemblait davantage à du suicide qu’à une bonne idée. Jusqu’au dernier moment nous aurons douté. Pour être surpris.

Han Solo et Chewee
Han Solo et Chewbacca dans le faucon millenium

Certes, par rapport à d’autres films de la saga, celui de Ron HOWARD est le plus atypique, le moins utile et le plus étrange. Premièrement, le changement de réalisateur se fait sentir, avec parfois quelques scènes rajoutées pour en expliquer plus, ou rajouter de petits détails. Des ajouts bien moins charcutés que dans Justice League, mais tout de même présents.

Puis, une photographie affreuse. Terne du début à la fin, le film fait parfois mal aux yeux et nous montre peu. On ne ressent aucune couleur, tout parait morne et fade et le postulat de départ se fait négatif. Pourtant, au fil des minutes, la recette Star Wars fait effet.

On retrouve ces personnages légendaires, ces situations de space-opera, ses vaisseaux, son ambiance… À la musique, John POWELL fait du superbe travail, réussissant à capter l’essence de la musique originale de John WILLIAMS pour en faire quelque chose de plus aventureux. Car Solo – A Star Wars Story est un film d’aventure, un western galactique qui a pour seule utilité de dévoiler la naissance d’Han SOLO et sa légende, ici campé par un Alden EHRENREICH des plus convaincants.

Face à lui, on retrouve du Woody HARRELSON, du Donald GLOVER, de l’Emilia CLARKE, tous très bons dans leurs partitions respectives. Le reste importe peu, puisque le film est Han SOLO. Tout le caractérise, accompagné de Chewbacca. Finalement, un très bon moment et qui ne mérite pas tout ce mépris.

P

Les points positifs

  • La légende d’Han Solo
  • Les personnages / Acteurs
  • La bande son
O

Les points négatifs

  • La photographie
  • L’utilité générale du film