Dans un futur proche, l’ensemble de l’Humanité se retrouve dans un monde virtuel, l’Oasis. Être n’importe qui, faire n’importe quoi… Le réel devient virtuel, et inversement. Le jeune Wade WATTS (Tye SHERIDAN) n’a qu’un seul objectif, réussir à résoudre l’énigme posée par le fondateur d’Oasis pour en devenir le propriétaire. Mais sur son chemin, une multinationale ne reculera devant rien pour prendre possession de ce paradis virtuel.

Il est de ces œuvres qui marquent de manière intemporelle, traversent les siècles et façonnent de nouvelles manières de créer. George LUCAS l’a fait avec Star Wars en 1977. Steven SPIELBERG également avec son Jurassic Park de 1993. Et le bonhomme récidive en 2018 avec Ready Player One. Prêt à plonger dans le futur ?

Parzival, un personnage de l'univers de Ready Player One

Ready Player One fait partie de ces chefs-d’œuvre du septième art, qui influencera la pop-culture présente et à venir. Un film de référence, qui sera toujours d’actualité dans les années à venir.

Cela n’est pas prétentieux de le dire ainsi, puisque tout dans le film de SPIELBERG transpire le savoir-faire, la maîtrise d’un sujet d’actualité tout en ressassant des méthodes d’une autre ère cinématographique.

À travers son jeune héros (archétype parfait du jeune rebelle débrouillard, comme le fut un certain Marty MCFLY en son temps), le scénario nous entraîne dans un florilège de références liées à la culture pop et geek. En scrutant les environnements, on remarquera des personnages tirés de licences bien connues, de Jurassic Park à Batman, pendant que Bugs Bunny partage une carotte avec Iron Man. Au-delà de l’aspect référentiel, cette pléthore de clins-d ’œil servent un propos bien plus grand, celui de montrer l’Oasis.

Wade qui joue Parzival

Cet univers virtuel où chacun peut-être qui il veut, en fonction de ses inspirations et ses envies. Au sein de cette aventure, une quête (digne des R.P.G., un genre vidéoludique bien connu) qui emmènera nos héros dans différents mondes, à croiser différents personnages, et qui permettra au réalisateur de définitivement effacer la ligne entre cinéma et jeu vidéo.

Il nous l’avait prouvé en 2011 avec Les Aventures de Tintin – Le Secret de la Licorne, Steven SPIELBERG sait gérer la motion-capture, use des stratagèmes virtuels à la perfection.

Ready Player One 1

Dans Ready Player One, le film passe donc de l’univers réel à l’univers virtuel, pour en mêler encore plus les pistes et les idées. Une réflexion intelligente sur des sujets actuels, à l’image de la réalité virtuelle et des casques qui vont avec. Dans le réel, de vrais acteurs. Dans l’Oasis, de la motion-capture.

Le tout est fluide, beau, imagé de manière sublime et cohérente. Derrière toute cette nouveauté, une mécanique rôdée et bien connue. Celle utilisée dans les années 1980 pour façonner nos univers favoris, de Star Wars à Retour vers le Futur.

Une histoire simple, avec des aventuriers jeunes et farouches, pleins de vigueur et où leur regard sur leur monde sera amené à évoluer. Un terrain connu mais amplement satisfaisant. Nous faisons parti du film. Grâce à ses personnages, son ambiance, ses décors à l’imagination débordante, ses rapports aux mondes du cinéma, du jeu vidéo, de la littérature, de la musique…

Tout ce qui a été fait depuis les années 1980 sert de terreau imaginatif à Ready Player One. Un film qui fait ressentir au spectateur l’amour que porte le réalisateur à la création, à l’Art en général.

P

Les points positifs

  • Une ode à l’art
  • Sublime
  • Imaginatif
O

Les points négatifs