Dix années se sont écoulées depuis que la Brèche a été refermée. Le monde est en sécurité, et la paix s’est installée. Mais une menace interne se profile. Quelqu’un veut faire revenir les Kaijus. Jake PENTECOST (John BOYEGA), fils du célèbre héros de la Grande Guerre, est appelé en renfort. La Résistance est en marche.

En 2013, Guillermo DEL TORO s’essayait au film de monstres et de robots avec son Pacific Rim qui nous aura ébloui de par sa direction artistique, ses combats gigantesques et puissants, son ambiance américano-japonaise… Une suite était forcément dans les tuyaux, avec toujours DEL TORO à la réalisation. Suite à plusieurs obstacles, il quitte le projet pour laisser la place à Steven S. DEKNIGHT, habitué des séries (on lui doit DareDevil chez Netflix), qui livre ici sa première réalisation. Et il aurait dû rester cloisonné aux séries.

John Boyega alias Jake Pentecost

Dès le début, Pacific Rim – Uprising sonne faux. Quelque chose nous tracasse, quelque chose que l’on espère voir apparaître dans la suite du film. Et cet espoir s’avèrera vain.

Cette suite n’a pas pour ambition de respecter l’œuvre originale de Guillermo DEL TORO. L’aspect le plus marquant reste l’utilisation des décors. Dans Pacific Rim, les environnements transpiraient le savoir-faire, l’amour de la fabrication. On ressentait les décors, les ambiances qui s’en dégageaient, le tout baigné dans une luminosité sombre et parfois glauque. Le film passait à travers cette ambiance, mélange de gigantisme et de monstres bien repoussants.

La suite de Steven S. DEKNIGHT est aux antipodes de cette direction artistique. Fini les vrais décors et les figurants à foison, et faîtes place aux fonds verts sans fin. Seulement, on le ressent à l’écran, et cela fait tâche dans un blockbuster de cette importance.

Pacific rim
Jake Pentecost et Nate Lambert

Préférant se dérouler en plein jour (le premier opus usait trop de combats nocturnes, selon certains), on ne ressent plus les affrontements, la taille des robots et leurs poids. Nous sommes plus ici face à un ersatz de Transformers plutôt que d’une suite à l’œuvre de DEL TORO. Plus rapides, plus puissants, mais moins iconiques et vrais. Un véritable gâchis, à l’image du temps de développement de ce film.

Même dans son scénario, Pacific Rim – Uprising est un outrage à son aîné. Les quelques personnages restants du premier n’ont que très peu d’utilité ou sont utilisés à des fins grossières.

Parmi les nouveaux, nous retiendrons un duo sympathique entre John BOYEGA et Scott EASTWOOD. Malgré cela, les adolescents et autres histoires secondaires se révèlent inutiles et très peu agréables.

Le film amène des bouleversements grossiers, des ennemis peu inspirés et un méchant raté. Au final, on perd tout l’aspect viscéral du premier film pour arriver à cette suite lisse et bien trop manichéenne.

Une immense déception, qui arrive à ternir l’image de Pacific Rim. On terminera sur la musique, bien trop fade par rapport aux partitions vibrantes du précédent volet. Du gâchis…

P

Les points positifs

  • Certains personnages
O

Les points négatifs

  • Tout par rapport au film d’origine
  • La musique