Ethan HUNT (Tom CRUISE) doit à nouveau faire face à une crise mondiale. Trois éléments de plutonium volés menacent de plonger le monde dans une ère nucléaire. Accompagné de Benji DUNN (Simon PEGG), Luther STICKELL (Ving RHAMES) et d’un membre de la C.I.A., August WALKER (Henry CAVILL), Ethan va se lancer dans une course contre la montre qui l’amènera à croiser de nouveaux alliés, de nouveaux ennemis, et d’anciennes connaissances à l’image de Solomon LANE (Sean HARRIS) ou Isla FAUST (Rebecca FERGUSON).

La saga Mission : Impossible tente une nouvelle approche en proposant quelque chose d’inédit. Construire un film qui se voudrait être une conclusion du précédent, mais aussi de la saga entière initiée par Brian DE PALMA en 1996. Ainsi, on retrouve à nouveau Christopher MCQUARRIE à la réalisation, à qui on devait déjà le Mission : Impossible – Rogue Nation (Christopher MCQUARRIE, 2015) de 2015. Sean HARRIS et Rebecca FERGUSON reviennent également, pour offrir une conclusion dantesque dans ce nouvel opus, toujours plus osé.

Benji Dunn, Ilsa Faust, Ethan Hunt et Luther Stickell

Depuis son premier opus en 1996, la saga Mission : Impossible est passée par plusieurs étapes, plusieurs réalisateurs, plusieurs genres. Pourtant, un noyau dur subsistait, composé de Tom CRUISE et Ving RHAMES, ensuite rejoints par Simon PEGG dans Mission : Impossible 3 (J. J. ABRAMS, 2006), Jeremy RENNER dans Mission : Impossible – Protocole Fantôme (Brad BIRD, 2011) ici absent pour tourner le prochain Avengers (Joe et Anthony RUSSO, 2019) et plus récemment Rebecca FERGUSON dans le dernier Mission : Impossible – Rogue Nation. Cette équipe a tendu à rendre la franchise plus osée, plus risquée, empruntant à diverses sources du cinéma, de James BOND à Jason BOURNE.

Elliot Alderson dans le bureau de Gideon Goddard

Dans Mission : Impossible – Fallout, la saga continue le chemin opéré par Christopher MCQUARRIE. Des films complets et complexes, remplis de sous-intrigues et de chemins qui se croisent pour enchaîner les actions spectaculaires et terminer sur un final explosif et émotionnel. Si cette méthode avait fonctionné à merveille dans Mission : Impossible – Rogue Nation, elle explose véritablement ici dans ce nouvel opus. On retrouve toujours cette formule, mais ici étirée pour laisser plus de place à certains moments de discussion bienvenus, permettant de faire le point sur le chemin parcouru par les personnages de la franchise.

Mr Robot et Elliot attendent le métro

Simon PEGG reste toujours aussi juste, Rebecca FERGUSON se confirme en agent double qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins, mais la mention revient à Ving RHAMES, présent depuis le tout premier Mission : Impossible (Brian DE PALMA, 1996), qui nous offre un moment véritablement émouvant. Henry CAVILL et sa moustache arrivent tout fraîchement du désastre Justice League (Zack SNYDER, 2017) pour incarner un rôle sur mesure, brut et sanguin. Un très bon ajout au film, pour faire face à un Tom CRUISE toujours en pleine forme.

Malgré ces quelques moments de calme, on retrouve toujours cette action sans limites, où le réel se fait ressentir sur quasiment chaque plan. Paris, Londres, l’Himalaya… On visite, et on subit chaque action folle entreprise par Ethan HUNT. Saut en altitude dans une tempête, course-poursuite à moto à travers la Place de l’Étoile, cabrioles en hélicoptère… Savoir que ces cascades ont été véritablement entreprises par Tom CRUISE donne un cachet de vraisemblable au film, on y croit et on y est. Malgré certains passages évidents, on se prend à ressentir de la tension, sensation très prisée de la saga. Pour finir, sûrement l’un des meilleurs opus de la franchise, et le blockbuster de cet été.

P

Les points positifs

  • L’action explosive
  • Les personnages
  • Le sentiment de réel
O

Les points négatifs

  • Quelques éléments prévisibles