À bord de la toute récente station d’exploration Mana One, une équipe de chercheurs découvrent que le fond des océans cachait en réalité un univers encore inexploré. Mais en plongeant dans ce monde secret, ils ne pensaient pas attirer l’attention d’un monstre préhistorique extrêmement dangereux. La chasse au Mégalodon est ouverte.

Une certaine niche de personnes attend cette adaptation du roman de Steve ALTEN depuis de longues années. Avec un scénario écrit dès le début des années 2000, le script est passé dans les mains de plusieurs réalisateurs pour atterrir dans celles d’Eli ROTH (Hostel, Hostel – Chapitre II). Ce-dernier déclinera finalement l’offre pour que celle-ci devienne le film d’action que l’on a aujourd’hui, avec un Jason STATHAM en pleine forme et un réalisateur parfois aux fraises.

Le Mégalodon

Les films de requins, depuis Les Dents de la Mer (Steven SPIELBERG, 1975), sont très rapidement devenus un genre du film d’horreur. Parfois, on trouve de très bons crus, notamment avec The Reef (Andrew TRAUCKI, 2011) ou Instinct de Survie – The Shallows (Jaume COLLET-SERRA, 2016), parfois des nanars assumés tels que la saga Sharnado ou Peur Bleue (Renny HARLIN, 2000), mais souvent ce sont des bouses infâmes… Le requin est allé partout. Dans l’eau, dans le lac, dans la neige, dans la lave, en Enfer, dans l’espace… Autant de déclinaisons ridicules pour des films oubliables. Alors quand un nouveau film de requin sort, adaptation d’un roman horrifique situé entre Jurassic Park (Steven SPIELBERG, 1993) et Les Dents de la Mer, avec Jason STATHAM… Que peut-il arriver de mal ?

Le Mégalodon sous les baigneurs
Jason STATHAM alias Jonas Taylor

À l’image de beaucoup de films (surtout venant de chez Warner Bros.) récents, le montage d’En Eaux Troubles a eu son lot de difficultés, pour finalement arriver à un résultat qui n’était pas celui voulu par le réalisateur et son équipe. Ainsi, savoir que l’on est passé à côté d’un blockbuster assez gore et horrifique pour arriver devant ce thriller tout public fait tout de même assez mal. Certes, le film offre quelques moments de tension intéressants, et chaque scène avec le monstre équivaut à avoir de beaux frissons.

Mais en-dehors de cet aspect, on se perd dans des sentiments niais, des blagues forcées, des personnages bien trop faciles et clichés, le tout dans une production lisse et savonneuse. Le grand moment de frisson attendu n’est pas au rendez-vous, tant et si bien qu’on regrettera de ne pas avoir plus de scène mettant en scène le squale (un comble dans un film de requin). Jason STATHAM est ici toujours dans son rôle fétiche, celui d’un vieux professionnel de l’action bougon et cynique. Bref, on regrette Les Dents de la Mer, on regrette le roman de Steve ALTIN, même si quelques bons moments sont présents…

P

Les points positifs

  • Le Mégalodon
O

Les points négatifs

  • Les personnages
  • Les situations clichés
  • Pas assez de requins