Adonis CREED (Michael B. JORDAN) est enfin reconnu dans le monde de la boxe. Supporté par Rocky (Sylvester STALLONE) et Bianca (Tessa THOMPSON), la vie lui sourit. Mais un nouveau challenger approche, Viktor DRAGO (Florian MUNTEANU), fils d’Ivan DRAGO (Dolph LUNDGREN), ancien adversaire de Rocky et connu mondialement pour avoir tué le père d’Adonis dans un combat des décennies avant. Revanche et haine vont prendre le pas sur le sport.

En 2015, Ryan COOGLER avait ramené la saga Rocky sur le devant de la scène, en prenant le parti-pris de raconter l’histoire du nouveau héros de la franchise, Adonis CREED, fils d’Apollo CREED, personnage récurrent de la saga d’origine. Faisant revenir Sylvester STALLONE dans son rôle phare, le réalisateur offrait des perspectives nouvelles avec les codes de la franchise, tout en mettant Michael B. JORDAN en tête d’affiche. Sa suite nous arrive enfin, avec un réalisateur différent (puisque Ryan COOGLER a préféré faire de Michael B. JORDAN le méchant de Black Panther). Mais la qualité est toujours au rendez-vous.

Sylvester STALLONE et Michael B. JORDAN

Il faut le reconnaître, si la franchise Rocky reste excellente, il n’en demeure pas moins que les opus se ressemblent un peu, avec toujours l’optique du combat, de la défaite, du training montage sur fond sonore retentissant… Mais les notions de famille, d’espoir et de lutte revenaient à chaque fois et faisaient des films de véritables moments de bravoure (sauf Rocky V de John G. AVILDSEN, véritablement affreux). Avec Creed – L’Héritage de Rocky Balboa de Ryan COOGLER, nous avions le droit à une replongée moderne du mythe de Rocky, où le jeune Adonis, interprété par Michael B. JORDAN, devenait le nouveau porte-parole des générations actuelles, coaché par un Rocky grisonnant apportant la nostalgie de la saga d’origine. Avec un scénario bien ficelé et des chorégraphies véritablement maîtrisées, le film était un petit bijou de réalisation.

Sylvester STALLONE et Michael B. JORDAN

Dans sa suite, le réalisateur a beau changer de main, le cœur de la franchise reste toujours présent. Ici, le film se met en parallèle de deux films. Rocky III – L’Œil du Tigre et Rocky IV, tous deux réalisés par Sylvester STALLONE. En faisant revenir le terrible Ivan DRAGO, Steven CAPLE Jr. offre un miroir déformé du célèbre combat l’opposant à Rocky autrefois. Là où Rocky et Adonis vivent dans une ambiance familiale, Ivan et son fils Viktor affrontent chaque jour la défaite, le froid et la rage de vaincre. Viktor devient la relève de son paternel, se lançant à corps perdu dans une carrière dont il ne connaît que la rage et la victoire. Deux figures paternels issues d’un ancien combat, voyant leurs successeurs s’affronter. Tel est le cœur de Creed II, son motif premier. Les émotions s’enchaînent, et les combats sont filmés de telle manière que chaque coup est ressenti par le spectateur. Les chorégraphies sont plus impressionnantes que jamais, et c’est avec une réelle intensité que l’on ressent au fil des empoignades.

Florian MUNTEANU et Dolph LUNDGREN

Tout comme son aîné, Creed II s’offre donc une réalisation léchée, avec une photographie splendide, passant sans ciller des couleurs explosives aux ambiances froides. Les acteurs offrent des prestations marquantes, notamment Dolph LUNDGREN et Florian MUNTEANU, touchants dans leur relation. Mais la mention revient surtout à Sylvester STALLONE, touchant et offrant une seconde vie à Rocky BALBOA. Car en plus d’être le miroir de Rocky IV, Creed II offre une certaine conclusion à la saga du boxeur d’origine. Des moments d’émotion, de rage, d’espoir et de lutte. Tels sont les maîtres mots de Creed II.

P

Les Points Positifs

  • L’intrigue
  • Les acteurs
  • La photographie
O

Les Points Négatifs

  • Rien