Agent spatial Kree, Vers (Brie LARSON) se retrouve embarquée dans une mission de sauvetage afin d’affronter la terrible menace galactique que représentent les Skrulls. Désirant enfin découvrir son passé et ses origines, elle se retrouve coincée sur Terre, avec des ennemis infiltrés. Aidée d’un certain Nick FURY (Samuel L. JACKSON), elle va tout tenter pour retrouver son histoire et accomplir son futur.

Vingt-et-unième film du Marvel Cinematic Universe, Captain Marvel a la lourde tâche de préfigurer le film ultime que sera Avengers – Endgame, à venir dans maintenant un mois et des poussières (vous l’avez ?). Tâche d’autant plus compliquée que le personnage de Brie LARSON sera un pivot essentiel durant l’affrontement entre les Avengers et Thanos. Se déroulant dans les années 1990, le film d’Anne BODEN et Ryan FLECK se retrouve partagé entre différentes opinions, coincé entre plusieurs aspects de cinéma distincts et parfois maladroits. Décryptage de ce film impressionnant, mais inégal.

Brie LARSON

Dans la galaxie du Marvel Cinematic Universe (lancé, on le rappelle, en 2008 avec le Iron Man de Jon FAVREAU), peu de films ont réussi à briller pour rester gravés dans la mémoire des spectateurs de manière stable. Sorti il y a un an, Avengers – Infinity War des Frères RUSSO avait marqué un grand coup en proposant le vilain tant attendu (teasé dans la scène post-générique d’Avengers en 2012), des combats titanesques et une fin marquante. Introduire le personnage de Captain Marvel était donc un élément attendu et important pour les spectateurs, puisque cette héroïne devrait faire peser la balance lors de l’affrontement final contre Thanos. Nous retrouvons ici son origin-story, avec ses avantages comme ses inconvénients. Car Captain Marvel commence assez mal, nous introduisant de force des concepts et des personnages de prime abord peu intéressants. Voir Jude LAW rejoindre le MCU est fort sympathique, surtout que son personnage réserve son lot de surprises, mais le premier quart du film se veut extrêmement classique, prévisible et manichéen. Une manière maladroite d’introduire Brie LARSON, la Jason BOURNE de service, qui a pour seul objectif de retrouver la mémoire et de découvrir ses origines. Un point de départ qui offre la ligne directrice du film, bien que certains écarts auraient pu être évités et gagner en intensité dramatique, qui manque parfois cruellement.

Jude LAW et Brie LARSON

Pourtant, Captain Marvel est un très bon film. Car une fois son arrivée sur Terre effectuée et sa rencontre avec Nick FURY amorcée, l’intrigue fait un bond en avant et dévoile son vrai potentiel. Outre une cause féministe bien présente, le film se targue d’un esprit d’aventure teinté à une nostalgie qui ne restera que finalement très peu. Car Anne BODEN et Ryan FLECK n’usent que partiellement de l’effet provenant des années 1990, préférant les références faciles et parfois un peu appuyées sans aller en profondeur. Un élément du film qui aurait pu faire la différence, et qui au final s’avère inutile car pas assez travaillé. Face à cela, nous retrouvons les défauts inhérents aux productions Marvel depuis 2013, avec un scénario plutôt convenu et des situations plutôt faciles.

Samuel L. JACKSON

Pourtant, Captain Marvel tire son épingle du jeu, notamment grâce à ses personnages. Brie LARSON convainc en Carol DANVERS qui se découvre peu à peu dans ce monde qui la rejette. Son alchimie avec Nick FURY se révèle être en réalité la partie la plus intéressante du long-métrage, avec un hommage tout particulier à l’usage du rajeunissement numérique (déjà aperçu dans Ant-Man, Captain America – Civil War et Les Gardiens de la Galaxie – Vol. 2) qui fait ici des merveilles. Samuel L. JACKSON donne de vraies lettres de noblesses à ce personnage que l’on a aperçu pour la première fois en 2008 dans la scène post-générique d’Iron Man, et revoir Clark GREGG en Phil COULSON au cinéma sept ans après sa dernière apparition dans Avengers (avant qu’il ne parte sur la série Agents of S.H.I.E.L.D.) est un plaisir non feint, bien que son rôle soit relativement mineur. Le film se démarque également par un ton légèrement plus sérieux que ses aînés, avec moins de blagues poussives et une plus grande inventivité au niveau des situations. Le dernier acte regorge de surprises et d’effets réellement prenants, qui enterre le premier quart qui était bien en-dessous du reste du film. Captain Marvel reste donc dans un certain classicisme, avec pourtant des touches de sublime parfois et une direction maîtrisée bien que parfois trop limitée. Un très bon amuse-gueule avant le mastodonte Avengers – Endgame.

P

Les Points Positifs

  • Les personnages
  • Les effets numériques
  • L’action
O

Les Points Négatifs

  • Le premier quart
  • Trop contenu