Dans la paisible ville de Suburbicon, tous les habitants vivent en paix et profitent du rêve américain. Mais le jour où une famille afro-américaine emménage, la ville va vite devenir un enfer sur Terre.

Trois ans après Monuments Men (fortement inspiré du cinéma de Steven SODERBERGH), George CLOONEY réendosse la casquette de réalisateur avec cette fois-ci Bienvenue à Suburbicon. Une escapade burlesque dans l’Amérique des années 50, scénarisée par les Frères COEN et portée par Matt DAMON et Julianne MOORE. Que demander de plus ?

Gardner et Margaret, deux habitants de Suburbicon

Bienvenue à Suburbicon est ce genre de film qui est culte par bien des aspects, et ce dès le premier visionnage. Désireux de perpétuer une sorte d’héritage, le film de CLOONEY se pare de ses plus beaux atouts pour livrer une version pure de la classe hollywoodienne. Réalisation, casting, histoire, ambiance… Tout contribue à créer un chef-d’œuvre, pour un film marquant. On joue sur plusieurs tableaux, oscillant entre burlesque et violence, comédie et satire. Bien que réalisé par George CLOONEY, la patte des COEN se fait ressentir, que ce soit juste au niveau de l’ambiance. Se déroulant dans une banlieue américaine des années 50, le film joue sur le tableau du rêve américain, en y incluant les notions de racisme, de consommation, de violence, de droits… Intrigues et sous-intrigues se mêlent, parfois en partant dans des chemins opposés.

Plusieurs histoires se jouent dans Bienvenue à Suburbicon, et le spectateur en est le premier témoin. On n’assiste à aucun temps mort, les rebondissements fusent et nous n’avons jamais le temps de souffler. Et c’est une excellente chose dans le cadre de ce film. Les surprises abondent, et la famille LODGE devient très vite au centre de l’intrigue. Matt DAMON et Julianne MOORE collent à leurs personnages, les rendant fascinants, absurdes, étranges et incroyables, le tout à la fois ! Une vraie perle de cinéma.

Suburbicon, une joyeuse ville. . . ou pas
Madame Meyers

Le film se place dans une ambiance tirée des débuts du film noir américain. Renvoyant à plusieurs films cultes, à l’image de La Dame de Shanghai ou Le Facteur sonne toujours Deux Fois, on est ici plongés dans une mythologie du cinéma, pour continuer de la former. Un héritage perpétué par Bienvenue à Suburbicon, qui use du passé pour fabriquer l’avenir.

Ainsi, le film fait office de missile anti-Trump balancé à la face de l’Amérique, pour lui dévoiler ses torts en pleine figure ! George CLOONEY a des choses à dire, à démonter, et il le fait à grand coup de cinéma. Et ça fait extrêmement plaisir. Ce film est donc culte par bien des aspects, et est à voir de toute urgence ! Une critique assez courte, mais qui s’explique facilement par le fait que le film doit être découvert. Toute l’intrigue, le rôle des personnages, les rebondissements… Tout fonctionne sur la notion de surprise et il vaut mieux que vous découvriez tout ça par vous-même !

P

Les points positifs

  • Scénario
  • Casting
  • Ambiance
O

Les points négatifs