James « Jimmy » McGill est un avocat cherchant à se faire une place et un nom parmi ses confrères. Après avoir ouvert son cabinet, à l’arrière d’un spa, il n’arrive pas à boucler ses fins de mois, malgré les missions en tant que commis d’office. Et avec tout ça, il doit s’occuper de son frère, un brillant avocat obligé de rester chez lui à cause d’une maladie le rendant allergique à tout appareil électrique.

6 ans avant la rencontre avec Walter White, Bob ODENKIRK rendosse le costume de Saul Goodman sous son vrai nom, Jimmy McGill. Et qui d’autre que Vince GILLIGAN pour reprendre les manettes de cette série.

James "Jimmy" McGill

Jimmy McGill, avocat mais pas associé

La saison commence dans le présent, après l’affaire Heisenberg. Il a alors changé d’identité et est employé d’une cafétéria dans un centre commercial. Pendant qu’il travaille, il se remémore l’époque où il n’était pas encore Saul Goodman, mais Jimmy McGill, petit avocat à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Après avoir essayé de faire une arnaque avec un faux accident, il se retrouve finalement en mauvaise posture quand il décide de menacer Tuco Salamanca, un baron de la drogue, de porter plainte. Aux portes d’une mort certaine, il se sert de son bagou pour convaincre Tuco de ne pas le tuer.

En parallèle, on va suivre les péripéties de Mike Ehrmantraut qui, avant d’être le nettoyeur de Saul Goodman, est un policier à la retraite, qui est engagé comme agent de parking au tribunal. Mais il va replonger dans le crime pour couvrir les dettes de sa famille et commencer un travail de garde du corps pour un trafic de médicaments.

Tuco Salamanca pas content du tout
Mike Ehrmantraut face à Jimmy McGill

une série, deux intrigues

On pourrait croire, au vu du titre et de l’affiche, qu’on ne va suivre que l’aventure de Jimmy, mais les scénaristes ont eu le nez creux en divisant la série en 2. D’un côté, l’histoire du petit avocat qui veut se faire un nom pour impressionner son frère qui n’a jamais cru en lui, de l’autre, un ex-policier prêt à tout pour sa famille, notamment tremper dans de l’illégal. Et en plus ces deux personnages se croisent tous les jours au tribunal sans savoir que l’un et l’autre n’hésitent pas à outrepasser les lois. Je dis qu’ils ont eu le nez creux, car on s’ennuierait rapidement s’il n’y avait eu que cette histoire principale.

C’est la lenteur !

Et c’est le plus gros reproche que l’on peut faire à Better Call Soul, c’est lent. Sur 10 épisodes de 45 minutes, on ne voit que très peu d’action ou de suspens. Mais le gros point fort reste l’interprétation de nos 2 protagonistes. Bob ODENKIRK, alias Jimmy, joue toujours extrêmement bien le rôle de l’avocat excentrique qui n’hésite jamais à en rajouter une couche pour appuyer ses paroles. Jonathan BANKS, alias Mike, a le profil parfait pour jouer à la fois le retraité un peu vouté par le poids des années et le gars qu’il ne vaut mieux pas menacer sinon il échafaude un plan imparable, à la Taken, pour te piéger.

Jimmy et Chuck en pleine conversation

Un peu de chaud, un peu de froid, beaucoup d’ambiances

Et en même temps on arrive à être plongé dans un mix d’ambiances. On a des couleurs chaudes, car on est au Nouveau-Mexique et Jimmy est un personnage toujours optimiste et qui pétille. Et, de l’autre côté, une partie sombre entre les trafics se déroulant la nuit et Chuck, le frère de Jimmy, qui est enfermé dans sa maison sans électricité. Une image est d’ailleurs frappante, à chaque fois que Jimmy entre chez son frère, il allume une lampe à pétrole, faisant entrer la lumière chez ce dernier.

P

Les points positifs

  • Les acteurs et leur dynamisme
  • L’ambiance
O

Les points négatifs

  • La lenteuuuuuur de l’intrigue