Thanos (Josh BROLIN) est en quête des Pierres d’Infinité, qui lui octroieront le pouvoir ultime. Sur sa route, tous les héros de la Terre et de la galaxie vont s’unir pour tenter de l’arrêter, mais le Titan Fou est plus qu’un simple ennemi. C’est l’apocalypse en personne.

Dix années après l’introduction de Tony STARK dans nos écrans, l’Univers Cinématographique Marvel Studios arrive à son paroxysme, son film ultime. Avec Avengers – Infinity War, le blockbuster super-héroïque prend un autre sens, devient quelque chose de plus grand et d’inespéré. La rencontre entre tous les super-héros introduits jusqu’ici, des Avengers aux Gardiens de la Galaxie, en passant par Doctor Strange, Spider-Man ou Black Panther. Tous réunis face à Thanos dans une bataille gigantesque.

Josh Brolin alias Thanos

Les Frères RUSSO ont su faire leur petit bout de chemin à travers l’Univers Cinématographique Marvel Studios. Après un coup d’essai en 2014 avec Captain America – Le Soldat de l’Hiver, les réalisateurs ont marqué la saga avec Captain America – Civil War, véritable blockbuster aux ambitions d’un Avengers.

Succédant à Joss WHEDON (Avengers, Avengers – L’Ère d’Ultron), les Frères RUSSO réunissent tous les héros de l’écurie Marvel dans cet Avengers – Infinity War, qui bouscule enfin les règles.

Plus de scénario basique et fade, place à de l’action décomplexée et surtout démesurée, où Tony STARK rencontre Peter QUILL, Thor côtoie Groot et les Gardiens de la Galaxie font la connaissance de Spider-Man. Un rêve d’enfant devenu réalité, sentiment encore plus présent que face à la réunion des premiers Avengers en 2012.

Avengers – Infinity War ose enfin, provoque des bouleversements que l’on espère permanents dans cet univers cinématographique. Enfin du neuf chez Marvel Studios, là où l’uniformisation guettait fortement et risque de tout tuer dans l’œuf. Tous les héros rencontrés depuis 2008 cohabitent dans un seul et même film, bien que séparés par la magie du scénario.

Wong, Docteur Strange, Bruce Banner, Tony Stark
Spiderman au 7eme ciel

Face aux plus grands défenseurs de la Terre et de l’espace, Thanos succède à Loki avec brio, devenant un vilain emblématique et dorénavant culte, qu’on se le dise. Josh BROLIN (actuellement à l’affiche sous les traits de Cable dans Deadpool 2) habite le rôle avec toute sa force et son âme, et cela fait vraiment plaisir à voir. Un véritable méchant, faisant un pied-de-nez aux anciennes productions Marvel (coucou Ultron), porté par de véritables motivations.

En réalité, Thanos est bel et bien le protagoniste principal de cet Avengers – Infinity War. Introduits dans pas moins de dix-huit films, les Avengers et autres Gardiens de la Galaxie n’ont plus le temps d’être expliqués au spectateur. Une bonne connaissance des films précédents prévaut ainsi, car tous les héros existent directement, agissent directement. Dans un blockbuster de cette ampleur, tout résumer reviendrait à faire un film de quatre heures ou plus.

Séparés en plusieurs équipes, les héros vont et viennent dans l’histoire, les scénarios s’imbriquant les uns dans les autres. Une seule récurrence, le personnage de Thanos, pilier central du film. Les super-héros ont peu le temps de briller tant il y a à montrer avant la conclusion. Cela se ressent parfois, avec un Captain America un peu oubliable, et Black Panther qui fait presque office de figuration (cela est d’autant plus dommage à la suite de sa superbe introduction en février dernier).

Mais certains savent profiter de leur temps à l’écran pour nous en mettre plein la vue. Robert DOWNEY JR. nous l’assène en pleine face : il est Iron Man. On ne pourra jamais changer ça. Benedict CUMBERBATCH s’impose enfin comme le Doctor Strange, Maître des Arts Mystiques. On retiendra également Tom HOLLAND, brillant Spider-Man qui parvient à s’illustrer magiquement le temps d’une scène notamment.

Les gardiens de la galaxie

En presque trois heures de film, l’action se veut survoltée et peut-être un peu trop présente, laissant peu de temps à des dialogues posés (ce qui faisait notamment la force de la direction de Joss WHEDON). Place au gigantisme, aux rêves de fans, le tout sur la bande-originale d’Alan SILVESTRI qui, bien que non exceptionnelle, arrive tout de même à donner des frissons aux bons moments.

P

Les points positifs

  • Conclusion de dix ans de films
  • Thanos
  • Action démesurée
O

Les points négatifs

  • Musique
  • Certains personnages en retraits